Le gouvernement ivoirien veut renforcer la recherche scientifique au service des filières café et cacao. Le Conseil des ministres, réuni le 23 septembre 2026, a adopté une communication portant sur la création de l’Institut du café et du cacao (I2C).
Présentant la décision, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a expliqué que cet institut vise à doter la Côte d’Ivoire d’un outil scientifique capable de répondre aux nouveaux défis auxquels sont confrontées les deux filières.
L’I2C devra notamment offrir un environnement de recherche moderne, reposant sur l’utilisation de technologies de pointe et sur l’expertise de ressources humaines hautement spécialisées. Le dispositif prévoit également la mise en place d’un réseau de coopération scientifique associant les universités ivoiriennes, les pôles d’excellence régionaux ainsi que des organisations internationales spécialisées.
À travers cette nouvelle structure, les autorités ambitionnent de renforcer la capacité de la Côte d’Ivoire à produire et à maîtriser les connaissances scientifiques nécessaires au développement du café et du cacao. L’objectif affiché est notamment de reprendre l’initiative scientifique sur ces deux cultures stratégiques et de mieux répondre aux exigences du marché international.
La compétitivité de la filière constitue ainsi l’un des principaux enjeux assignés à l’I2C. L’institut devra contribuer à une meilleure maîtrise des standards mondiaux, dans un contexte marqué par l’évolution des exigences des marchés et la nécessité d’améliorer durablement les performances des chaînes de production.
Le futur complexe de recherche sera édifié sur le site de la station de recherche du Centre national de recherche agronomique (CNRA). Ce site présente un intérêt scientifique particulier en raison de son patrimoine biologique, notamment ses banques de gènes ainsi que ses parcelles expérimentales matures consacrées au cacao et au café.
La création de l’I2C s’inscrit ainsi dans la volonté de consolider l’appui scientifique aux producteurs et aux acteurs des deux filières. Elle devrait également favoriser le développement de nouvelles connaissances et technologies susceptibles d’accompagner l’adaptation du secteur aux évolutions du marché mondial.
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