La Première dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara, a appelé à une intensification des efforts en faveur de la protection de l’enfance, à l’occasion du deuxième dialogue annuel de suivi du Partenariat relatif au Pacte pour la protection de l’enfance (Child Protection Compact – CPC), organisé le mardi 2 juin 2026 à Abidjan.
Présidant l’ouverture de cette rencontre tenue à son cabinet de Cocody, Mme Ouattara s’est félicitée des avancées réalisées depuis la signature de cet accord entre la Côte d’Ivoire et les États-Unis en décembre 2022. Ce partenariat vise à renforcer la lutte contre la traite des enfants, leur exploitation et les différentes formes de travail infantile.
«Je suis particulièrement heureuse de vous retrouver aujourd’hui à l’occasion du deuxième dialogue annuel de suivi du partenariat relatif au Pacte pour la protection de l’enfance », a déclaré la Première dame devant les représentants gouvernementaux, les partenaires techniques et les acteurs de la société civile.
Dominique Ouattara a notamment salué le soutien financier accordé par les États-Unis, évalué à plus de 8,2 millions de dollars, soit près de 4,6 milliards de francs CFA. Selon elle, cette contribution témoigne de l’engagement des autorités américaines à accompagner les efforts ivoiriens en matière de protection des enfants.
La Première dame a également mis en avant les initiatives déjà engagées par le gouvernement, notamment les campagnes de sensibilisation, le développement d’infrastructures scolaires et sanitaires, la création de centres d’accueil pour les victimes de traite ainsi que le renforcement des dispositifs sécuritaires. Elle a rappelé que le nombre de brigades spéciales dédiées à la lutte contre la traite et l’exploitation des enfants est passé de cinq à onze.
Malgré ces progrès, Dominique Ouattara a souligné la persistance de défis majeurs, notamment la traite transfrontalière et la vulnérabilité économique de nombreuses familles. Elle a insisté sur l’importance de garantir l’accès de tous les enfants à l’éducation.
De son côté, Amy Rustan Haslett, coordinatrice principale par intérim des programmes internationaux au Bureau de lutte contre la traite des personnes du Département d’État américain, a rappelé que la traite des enfants demeure un phénomène qui exige une mobilisation constante des États, du secteur privé et des partenaires internationaux.
Les travaux techniques de cette deuxième session du CPC se poursuivent jusqu’au 3 juin avec la participation des ministères concernés, des organisations de la société civile et des partenaires engagés dans la protection de l’enfance.
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